Age of Towers

Coup de cœur de Gougou
Tower defense
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Dans le cochon, tout est bon ! Les Devil Pig Games passent à la casserolle.

Devil Pig Games - Logo

Il est désormais de notoriété publique qu’une collaboration a lieu entre Ludovox, site déjà affirmé dans le paysage ludique francophone, et Cwowd, le petit nouveau spécialisé dans le participatif.

Vous ne serez donc pas étonnés que Shanouillette, éminente Rédactrice-Cheffe (si si, ça s’écrit comme ça désormais) de Ludovox, Gougou69 et Takumi de Cwowd aient décidé de réaliser conjointement une interview de Yann et Clem, les fondateurs et dirigeants de la société d’édition Devil Pig Games, ainsi que de Guillaume Mazoyer, l’auteur du jeu Age of Towers, actuellement en financement participatif sur Kickstarter sous la houlette de Devil Pig Games. Tout se tient.

Cette interview se présente donc en trois parties : une première partie regroupant les questions de Takumi et Gougou69 portant essentiellement sur le volet participatif ; une seconde partie regroupant les questions de Shanouillette, plutôt orientées sur l’aspect général de la société et de son fonctionnement, que vous trouverez en intégralité sur Ludovox ; et une dernière partie regroupant les questions à Guillaume Mazoyer, émanant des deux rédactions et portant sur le genèse du jeu Age of Towers.

 

Participatif, vous avez dit participatif ?

Par Takumi et Gougou69

 

Cwowd : Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Ben, on est Yann et Clem, les les cochons démoniaques, quoi… Rien de bien remarquable, juste une bande de joueurs qui a décidé d’éditer les jeux auxquels ils voulaient jouer.

► Cwowd : Pourquoi être passé par le participatif ?

Parce qu’on n’avait pas le choix pour démarrer. Puis, parce qu’on n’avait plus le choix pour continuer. Au début, c’était la seule façon pour nous d’éditer Heroes of Normandie qui avait été refusé par plusieurs éditeurs. Comme on est têtus, on voulait faire un P500 (sorte d'ancêtre du financement participatif), puis Kickstarter est apparu et on a plongé.

 

► Cwowd : Qu’espériez-vous du participatif ? Ce mode de financement a-t-il répondu à vos attentes ?

On en espérait tout ! Et on n’a pas été déçu. On a eu la liberté de faire les jeux qu’on voulait, de créer une communauté, et de faire vivre notre société. Donc, oui, le participatif a répondu à nos attentes.

 

► Cwowd : Après tous ces succès pourquoi continuer dans cette voie participative ? Pourquoi ne pas passer directement par le circuit classique ? Est-ce votre objectif à court/moyen terme ou allez-vous continuer à financer en priorité par KS ?

Tout simplement parce que nous ne sommes pas encore assez solides financièrement pour payer une production en avance. Nous travaillons sur d’autres projets en parallèle de ceux présentés sur Kickstarter en attendant de pouvoir les éditer sans ce mode de financement.

 

► Cwowd : Combien de jeux en financement via KS avez-vous en prévision ?

C’est un secret… Disons, plus de 1, mais moins de 3.

► Cwowd : Quelle est votre opinion quant à l’édition de jeux spécifiquement destinés au participatif et uniquement pensés pour ce mode de financement ?

Pourquoi pas. Mais ce n’est pas notre volonté. Nous voulons que les magasins soient toujours des acteurs majeurs du monde ludique, et pour cela, nous ne voulons pas “faire sans eux”. Mais il faut aussi ne jamais dire jamais...

► Cwowd : Concernant AoT, la principale critique est le montant du prix des pledges. C’est clairement un risque que vous avez pris, le prix de 60€ franchissant un seuil psychologique pour beaucoup de soutiens potentiels.

L’avez-vous pris en tablant sur le soutien de votre fanbase ? Ou ne pouviez-vous pas faire autrement ?

Les prix ne sortent pas d’un chapeau comme des lapins blancs. Il y a un calcul hautement scientifique (une multiplication du prix de fabrication) pour connaître le “seuil de rentabilité” d’un projet. Au-dessous de ce prix, ça ne sert à rien de travailler. Il y a un problème par rapport à la perception que les gens ont du prix du carton par rapport au prix du plastique. Ce n’est pas beaucoup moins cher et ça nécessite beaucoup plus d’illustrations.

 

► Cwowd : Quelle est votre vision du financement participatif pour les années à venir ?

Nous ne sommes pas Nostradamus. Tant que les gens y trouvent ce qu’ils attendent ça marchera. Et tant que ça marchera, pourquoi s’en priver ?

► Cwowd : Que pensez-vous des critiques à l’encontre du financement participatif ?

Nous travaillons dur pour proposer à nos contributeurs des jeux de qualité. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire moins. Mais il est vrai qu’il ne faut pas avoir des attentes trop hautes quand on soutient le premier projet d’un jeune auteur. Il faut savoir relativiser. Par contre, passé une certaine somme engrangée, il est inadmissible de rendre un jeu pas fini, mal ficelé ou carrément raté.

Pour les retards, nous pensons que ça fait partie du jeu. Je m’explique. Quand un jeu sort dans le commerce, personne (ou presque) ne sait combien de retard il a déjà accumulé au jour de sa sortie. Regardez dans le jeu vidéo le nombre de projets qui sont repoussés d’un an si ce n’est plus. Nous (DPG et tous les autres) faisons tout pour limiter ces retards, mais les intervenants (auteurs, éditeurs, sculpteurs, mouleurs, imprimeurs, testeurs, illustrateurs, motoculteurs...) sont tellement nombreux qu’il est difficile de respecter tous les délais.

► Cwowd : Quel est votre avis sur l’existence et la pertinence de Cwowd ?

C’est super !

 

Questions pour Ludovox

Par Shanouillette

 

► Ludovox : Racontez-nous votre rencontre avec AoT. Est-ce que c’était au off de Cannes ? Qu’est-ce que vous vous êtes dit en y jouant pour la première fois ?

Alors, ce n’était pas au off, c’est sur internet qu’on l’avait repéré et, après avoir envoyé un mail à Guillaume, on s’est donnés rendez-vous à Cannes. On a essayé le jeu et on s’est marrés. On a dit à Guillaume “On te le prend mais vu notre emploi du temps, on ne t’en voudrait pas d’essayer d’aller voir ailleurs”. Alors, soit il nous a trouvé sympathiques, soit il avait la flemme de démarcher d’autres éditeurs, mais quoi qu’il en soit, il nous a fait l’honneur de nous réserver son bébé. Merci à lui.

Retrouvez l'intégralité de cette partie de l'interview sur Ludovox.

 

Et l’auteur dans tout ça ?

Par Ludovox et Cwowd

 

Electron libre lyonnais, la trentaine, Guillaume Mazoyer est un mordu de jeux de société qui partage sa passion avec sa femme, Sandie. Ils sont tous les deux toujours prêts à se challenger sur des tournois de 7 wonders ou Seasons !
Age Of Towers est son premier jeu édité. Ludovox l’avait rencontré à Ludinord avec son proto en 2015 mais le KS en cours est l’occasion pour nous de lui poser quelques questions...      

► Vox-Cwowd : Peux-tu te présenter (ton parcours dans la vie, quel joueur tu es, etc…) ?

Vendeur depuis une dizaine d’années, j’ai travaillé quelques années dans des magasins de jeux vidéo ( d’où surement la création d’ AOT 😉 ), j’aime beaucoup les jeux de « cube en bois » et encore plus quand le thème est bien présent, type Dungeon Lords, Dungeon Petz… Les jeux à combo sont aussi dans mes préférés et pendant une partie je suis parfois, pas tout le temps, celui qui réfléchit trop longtemps .  

Premier proto du jeu.

► Vox-Cwowd : Qu’est-ce qui a mené à la création de Age of Towers ?

Je vendais et jouais à beaucoup de jeux vidéo, puis un ami avec qui on jouait à des jeux, de société cette fois, s’est mis à en développer un. Ça m’a fait réfléchir, et comme on passait du temps sur un towers défense à ce moment là avec ma femme, c’est venu naturellement. J’ai réfléchi à un système où plusieurs personnes jouent à un towers défense, mais en compétition. La base était là, après il a fallu élaguer parmi toutes les « bonnes idées » qu’on met généralement en trop.      

Deuxième proto du jeu.

► Vox-Cwowd : Depuis combien de temps travailles-tu sur ce projet ?

2 ans avant de signer, pas intensif, mais beaucoup de modifications et de salons depuis le début.

Troisième proto du jeu.

► Vox-Cwowd : AoT est un tower defense, basé sur un principe de gameplay originaire du jeu vidéo. Quelles étaient vos références en la matière, quelles furent les inspirations directes et indirectes ?

Au départ l’inspiration directe à été un jeu indépendant, Pixel Junk Monsters, celui que je jouais avec ma femme. A l'inverse des autres, on dirigeait un personnage pour construire les tours dans l'environnement et au départ, aimant beaucoup, j'avais repris ce système. Mais le gameplay devenant trop lourd ainsi pour un jeu de société, j'ai dû revenir à une gestion plus classique. Il y a eu aussi Kingdom Rush, utilisé pour le design du proto, et quelques idées. Il y en a eu d’autres, mais ces deux là ont été, pendant le développement, les deux références les plus utilisées.

Quatrième proto du jeu.

► Vox-Cwowd : En as-tu d’autres sous le coude ?

Plein ! Mais surtout en développement. Il y en a 1 qui est toutefois prêt.

Cinquième proto du jeu.

► Vox-Cwowd : As-tu été approché par d’autres éditeurs que les DPG ? Si oui, qu’est-ce qui t’a fait les choisir ?

Oui, mais ce qui m’a fait choisir Devil Pig Games, c’est leur spontanéité et le fait d’être complètement intégré au projet. Il y a eu un bon feeling pendant la partie test et les discussions qui ont suivi. Ils ont été aussi les plus rapides à me répondre ☺   

Sixième proto du jeu.

► Vox-Cwowd : Ton jeu a-t-il été modifié par les DPG, en dehors de l’avoir mis dans l’univers de Kharnage ?

Oui, des équilibrages pour uniformiser le tout principalement. Les tours en 3D sont venues d’eux aussi, j’avais un système avec des tuiles. Le gameplay est quasi le même, mais avec des jolies tours. On a beaucoup échangé et les solutions les plus logiques étaient toujours adoptées au final, donc les miennes ! Non je blague !! 😉 J’ai aussi souvent dû me rendre à l’évidence, que certains changements étaient nécessaires. Comme uniformiser les coûts de fabrications des tours, notamment, pour ne pas perdre les joueurs.   

Septième proto du jeu.

► Vox-Cwowd : Quel est ton sentiment vis-à-vis du financement participatif ?

Une bonne façon de connaître certains projets en tant que consommateur et pour d’autres d’innover en partageant leurs créations, choses parfois impossible pour des raisons de coûts. Je trouve ça très complémentaire avec les réseaux de distributions actuels.

La version définitive du jeu.

 


Le financement de cwowd est assuré par ses membres sur tipeee. Vous pouvez aussi soutenir cwowd ponctuellement via Paypal.

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